CGRG Bibliography of Canadian Geomorphology
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Author : Bariteau, L.; Levesque, R.; Gagnon, G.; et Bibeau, J.
Date : 2008.
Title : Une approche géomorphologique à la protection des rives en érosion.
Publication : Programme du XIième congrès quadriannuel de l’Association québécoise pour l’étude du Quaternaire. Baie-Comeau, Quebec. 19 au 22 août, 2008.
Issue :
Page(s) : 71.
Abstract
La firme Poly-Géo a développé une expertise dans la protection des rives en érosion en mettant de l’avant une approche géomorphologique. On privilégie la conception d’ouvrages de protection inspirés de berges résistantes aux agents d’érosion, qui sont peu coûteux à mettre en place et s’intègrent bien à l’environnement. Ces ouvrages sont construits avec des matériaux naturels de granulométrie étalée, disponibles régionalement, et leur géométrie est adaptée à la dynamique du site. L’approche combine une caractérisation du milieu riverain (morphologie et composition, modalités et intensité de l’érosion, etc.) et une analyse des conditions hydrauliques, en tenant compte des problématiques d’accès et d’occupation des rives. Les ouvrages proposés peuvent être construits par une main-d'œuvre locale, ils minimisent les impacts sur le milieu hydrique et favorisent l’utilisation des rives.Deux projets liés à des aménagements d’Hydro-Québec, réalisés dans des contextes distincts, illustrent l’approche et son adaptabilité. Le premier, réalisé sur la rivière des Outaouais entre 1992 et 1998, a fait l’objet d’un suivi et démontré son efficacité. Le second, en cours de réalisation (2007-2009) dans le tronçon estuarien de la Grande Rivière, constitue une mesure d’atténuation au projet des centrales de l’Eastmain 1 A et de la Sarcelle et dérivation Rupert. Les rives québécoises de la rivière des Outaouais, situées en amont du barrage de Carillon, ont été protégées sur une longueur de 55 km à l’aide de remblais composés de matériaux fluvio-glaciaires. Dans ce milieu de faible énergie, à forte vocation résidentielle, l’érosion, quoique relativement réduite, soulevait les préoccupations des riverains. Les travaux, réalisés en hiver en circulant sur la glace de rive, ont minimisé l’impact sur les propriétés et l’environnement. Dix à quinze ans après leur construction, ces ouvrages, en plus d’avoir freiné l’érosion, sont colonisés par la végétation et s’harmonisent parfaitement avec le milieu naturel. La Rive-Sud du tronçon estuarien de la Grande Rivière (aval de LG-1) subit une érosion marquée sur presque toute sa longueur. Elle est soumise au battement des marées, à l’action des vagues et des courants et a dû s’adapter, depuis la fin des années 1970, à des modifications du régime hydrologique. Le programme en cours vise la protection de 9 km de rives dans le secteur de Chisasibi. Les talus riverains y seront protégés par des tapis granulaires s’apparentant aux pavages naturels de graviers, cailloux et blocs développés sur les berges de till du secteur. Les matériaux de construction seront prélevés dans les dépôts littoraux de la mer de Tyrrell. Un premier segment de 1 km de longueur a été mis en place à l’automne 2007.
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