CGRG Bibliography of Canadian Geomorphology
Search Results
Author : Dermers, D.; Potvin, J.; Robitaille, D.; Ouellet, D.; et Perret, D.
Date : 2004.
Title : Les glissements de terrain dans les argiles sensibles du Québec sont notoirement connus en raison de leurs grandes dimensions et de la rapidité avec laquelle ils surviennent.
Publication : Geo-Engineering for the Society and its Environment. 57th Canadian Geotechnical Conference and the 5th joint CGS-IAH Conference. Hilton Quebec Hotel, Old Quebec. October 24-27, 2004.
Issue :
Page(s) :
Abstract
Dans la littérature, la plupart des études de cas expliquent le processus de rétrogression par l’apparition d’une première rupture circulaire profonde qui laisse un escarpement arrière instable, à partir duquel se développe une série de ruptures successives. Ce type de glissement de terrain est communément appelé « coulée argileuse ». L’argile remaniée lors du mouvement se comporte comme un liquide plus ou moins visqueux. Une partie importante des débris est entraînée hors du cratère et s’écoule sur de très fortes distances. Les dommages engendrés sont souvent catastrophiques, autant en aval qu’en amont du point d’amorce du mouvement.Cependant, l’examen récent de glissements fortement rétrogressifs, survenus au cours des 30 dernières années dans les basses terres du Saint-Laurent, montre que la majorité d’entre eux se développent selon un autre mode de rupture appelé « étalement latéral ». Le massif impliqué dans le mouvement se disloque en forme de prismes triangulaires de type « horts et grabens » le long d’un plan de rupture faiblement incliné. Les sols sont généralement légèrement remaniés. On peut observer dans l’amphithéâtre du glissement des pinacles d’argile intacte où sont visibles des stratifications sub-horizontales indiquant que le mouvement se produit majoritairement par translation. L’impact de ce type de rupture est très différent de celui des coulées argileuses et souvent beaucoup moins dommageable.Les dimensions et la forme de la cicatrice laissée par ces deux types de grands glissements rétrogressifs dépendent du mécanisme de rupture impliqué. En conséquence, l’évaluation de l’aléa ne peut reposer sur une même approche. En dépit du peu de connaissances actuelles sur les facteurs contrôlant le type de rupture impliqué dans les mouvements rétrogressifs, quelques lignes directrices peuvent être tirées afin d’aider les géotechniciens dans les travaux de cartographie de l’aléa et de l’évaluation du risque.
Bibliography of Canadian Geomorphology