CGRG Bibliography of Canadian Geomorphology
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Author : Dionne, J-C.
Date : 2001.
Title : Mesures recentes de l'érosion des schorres supérieurs à Montmagny et à Sainte-Anne-de-Beaupré, Moyen Estuaire du Saint-laurent.
Publication : Coastal Science and Engineering, challenge for the new Millennium. 2001 Canadian Coastal Conference. May 16-19 2001. Universite Laval. Pavillon La Laurentienne, Quebec, QC.
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Abstract
Bien que situes dans la zone du bouchon vaseux (zone de turbidité maximale), les schorres supérieurs du secteur amont du moyen estuaire du Saint-Laurent subissent depuis au moins deux décennies une forte érosion. Ceux de Montmagny (MON) et de Sainte-Anne-de-Beaupré (SAB) reculent à un taux annuel moyen compris entre 100 et 200 cm. Loin de diminuer, le taux de recul de la micro-falaise du schorre a augmenté au cours de la dernière décennie. D'après les observations et les mesures récentes faites à MON et à SAB, environ 55% de l'érosion a lieu durant la période estivale (mai à fin octobre), et 45% durant la période hivernale (novembre à fin avril), mais principalement au printemps (mars-avril). Vagues et courants de marée sont les principaux agents du recul de la micro-falaise des schorres du moyen estuaire, alors que les glaces et l'action du gel-dégel jouent un rôle complémentaire important.Parmi les facteurs impliqués dans l'érosion des schorres supérieurs, mentionnons : 1) une tendance à l'élévation du niveau marin relatif (NMR); 2) un déficit sédimentaire; 3) l'activité des oies et l'anthropisme. À MON et à SAB, la basse terrasse, taillée en micro-falaise (100 à 200 cm de hauteur) qui correspond au schorre supérieur, a été édifiée au cours du dernier millénaire. L'unité principale de cette formation littorale (faciès de schorre inférieur) a un âge moyen respectif de 370 ± 70 BP (n-16) et 340 ± 60 (n-33). Des conditions favorables à l'édification des schorres semblent donc avoir prévalu, il y a quelques centaines d'années (cf. déforestation liée à la colonisation), alors que depuis quelques décennies l'érosion prédomine un peu partout, ce qui laisse penser à l'existence de cycles probablement d'ordre climatique vs astronomique dans la formation des marais intertidaux, une explication de plus en plus répandue chez les spécialistes des marais intertidaux.
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